‹ [Œuvres]Chapitre 71 sur 76 · VERSAILLES · texte numérisé non relu

VERSAILLES

Pour offrir son tribut au plus fier de nos rois ;

Comme dans les jeux du théâtre, Soigneux de présenter mille aspects différens , Tantôt c'est un torrent que presse un lit d'albâtre; Tantôt, pour réfléchir des traits que j'idolâtre, Il étend le miroir de ses flots transparens ; Son onde te poursuit en ruisseaux divisée : Elle éblouit tes yeux de ses jets éclatans, Etincelle dans l'air, et, tombant en rosée.

Brille sur tes cheveux flottans.

Lebrun a peint sur ces portiques Et les amours des dieux et les horreurs de Mars ;

Pour admirer ces lambris magnifiques Il a vu s'arrêter Luxembourg et Villars.

O chefs-d'œuvre divins ! quel nouveau Praxitèle Anima dans ces lieux et le marbre et l'airain?

Des Muses la troupe immortelle Semble servir encor son jeune souverain; Pour arracher sa main du chêne qui la presse, Sous un monstre en fureur Milon se dresse cncor ; Pluton, brûlant d'amour, ravit une déesse;

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