‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 153 sur 489 · ACTE V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV

0 vous, qui n'écoutez que les cœurs vertueux, Regardez sans courroux mon front respectueux. Quels que soient mes forfaits devant votre colère , Je me couvre en tremblant du pardon de mon père. Si mes justes remords ont droit de vous toucher, Par un coupable encor laissez- vous approcher; jVe me refusez pas le seul bien qui me reste, Et daignez par ma mort sauver l'e'poux d'Alceste.

LE GRAXD-PRÉTRE.

L'inexorable ciel ne t'a point entendu.

A remplacer Admète as-tu donc prétendu?

Vois ce livre vengeur , joii la main des furies

Des fils dénaturés grave les noms impies.

Tu n'as point mérité cet auguste trépas.

Ton père est apaisé 5 les dieux ne le sont pas.

De tes jours, malheureux, va, porte ailleurs l'ofifrande;

Étéocle t'attend, et Thèbes te demande.

POLYXÎCE.

Hé bien I j'accomplirai mon terrible destin. Ma première fureur se réveille en mon sein. Grands dieux I en se voilant, l'une des Euménides Secoue autour de moi ses flambeaux homicides. Viens, fille des enfers, je marche devant toi.

Il s'échappe.

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