‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 226 sur 489 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

LÉAR , LE COMTE DE KENT, GARDES DU DUC DE CORNOUAILLES, LE DUC DE CORNOUAILLES, EDGARD enchaîné , UN SOLDAT DU DUC , UN AUTRE SOLDAT, SOLDATS OU ARMÉE DU DUC DE CORNOUAILLES.

Ces soldats entrent d'un air de triomphe, avec leurs drapeaux victorieux , et ceux qu'ils ont pris dans le combat.

LE DUC , tenant à sa viain son epée sanglatite. Dans les flots de leur sang ma main s'est assouvie. J'ai paru : la victoire a volé sur mes pas.

5i2 LE ROI LEAR.

A Edgard.

Perfide, à ma fureur tu n'échapperas pas. Lénox est dans mes fers.

EDGARD

Quoi ! tyran que j'abhorre !

Quoi I le ciel t'a fait vaincre, et je respire encore I De mon trëpas du moins , cruel , hâte l'instant.

LE DUC

Tes vœux seront remplis : c'est la mort qui t'attend. Je n'écouterai plus ni pitié, ni nature.

A Léar.

Vieillard , tu gémiras dans une tour obscure. Au comte.

Toi, dans les mêmes fers expire auprès de lui.

LÉAR, au duc.

Hélas ! ma fille au moins me servira d'appui.

LE DUC

Ta fille! elle n'est plus.

LÉAR

Ma fille!

EDGARD

0 ciel :

LE COMTE

Barbare !

EDGARD

Ce parricide affreux ; ta bouche le déclare !

LE DUC

Oui, d'Oswald, dans son sang les bras se sont trempés : Je ne crains plus rien d'elle, et les coups sont frappés.

LÉAR

Tigre , tu m'as rendu ma raison tout entière. C'en est donc fait, ô ciel! j*ai cessé d'être père. Tombant évanoui sur les débris d'un rocher.

Mon Helmonde n'est plus!

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