HUBERT, LE ROI JEAN
LE ROI
On vient de découvrir le chef de ces rebelles. Sous ces murs , par mon ordre , on l'amène enchaîné. Dans les états d'Arthur on prétend qu'il est né. C'est un mortel sans nom , courbé par la vieillesse. Sa bouche avoùra tout par crainte et par faiblesse. Avec art cependant il faut l'interroger.
Sire, d'un pareil soin vous pouvez me charger.
LE ROI
Mais il est dans ces lieux une femme inconnue, Parmi les noms obscurs dans la foule perdue ,
Qui d'un premier complot servait la trahison ,
Quand un parti d'Arthur attaqua la prison.
D'autres soins occupé, tout ce que j'ai su d'elle,
C'est qu'elle est jeune encore , et qu'on la nomme Adèle.
J'aurais pu dans l'instant la punir du trépas-,
Mais elle vit, Hubert, je ne m'en repens pas.
Ce chef de conjurés la connaîtra peut-être.
La Bretagne , dit-on , tous deux les a vus naître.
Permets-leur de ma part un facile entretien-,
Entends , sans être vu , leurs discours , lem- maintien.
L'un par l'autre , en un mot , tâche de les surprendre.
Ah ! c'est encor d'Arthur que je dois me défendre.
Cherchons les criminels, découvrons leurs complots :
Et de leur sang après faisons couler les flots.
Il sort avec Hubert.
FIN DU PRJIMIER ACTE