‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 324 sur 489 · CONSTANCE, ARTHUR · texte numérisé non relu

CONSTANCE, ARTHUR

ARTHUR

On me laisse avec vous.

CONSTANCE

Ah ! ce ciel que j'implore Me permet donc , mon fils , de l'embrasser encore ! Mais le roi (j'en frémis) de quelque ordre secret Vient de charger Névil : c'est sans doute un forfait. Dieu nous laisserait-il tous les deux sans défense?

ARTHUR

Eh ! qui de ses décrets peut avoir connaissance?

11 nous protégera.

ARTHUR

Mais s'il ne le fait pas!

S'il avait dans ce lieu marqué notre trépas !

CONSTANCE

0 mon fils !

ARTHUR

Faut-il donc en sentir tant d'alarmes ! La mort finit nos maux , la mort tarit nos larmes. Je bénis ces cachots où je fus enfermé. A l'attendre du moins ils m'ont accoutumé. Ma mère, dites-moi , Dieu près de lui rassemble Tous les cœurs vertueux, trop heureux d'être ensemble: S'il me place en ce jour avec vous dans les cieux , Pour vous revoir encor me rendra-il mes yeux?

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