‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 434 sur 489 · ACTE IV, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I

C'est ainsi que le crime, à lui-même odieux. Jusque dans son repos se trahit à nos yeux,

TÉNAIM.

Non , mon frère , jamais Farhan n'a dans son âme

Senti pour Odéide une coupable flamme.

Elle le justifie : et si de Pharasmin

Pour sa sœur il rejette et l'amour et la main ,

Ce n'est point qu'à nos vœux sa passion s'oppose :

C'est la haine , l'orgueil qui seul en est la cause.

Oui , l'orgueil seul , mon frère , a produit sa fureur.

La raison et le temps détruiront son erreur.

Odéide vous peut prouver son innocence.

ABUFAH.

Je veux que Pharasmin lui parle en ma présence. 3h I si j'ai , dans leurs mœurs imitant mes aïeux , Peut-être mérité quelque grâce à tes yeux, J ciel ! fais qu'il soit pur d'un amour que j'abhorre ! Rends-moi le doux plaisir de l'estimer encore ! ^ue je puisse bientôt, le serrant sur mon cœur, Par des pleurs d'allégresse abjurer ma fureur !

11 sort.

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