‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 436 sur 489 · SCÈNE lY · texte numérisé non relu

SCÈNE lY

PHARASMIN , seul.

Oui , Farhan nourrissait une haine cachée , Sur moi depuis long-temps en secret attachée. Mais je n'ai pas prévu qu'unjour, dans sa fureur, Il dût , en s'oubliant , me marquer tant d'horreur. Ehi quoi ! ce n'est donc pas Saléma qui l'enflamme? Odéide est l'objet qui captive son âme. Je m'étais donc mépris ! C'est dans Farhan , ô cieux ! Que vous deviez m'oôrir un rival odieux! Je ne m'étonne plus de sa rage homicide. Je conçois cependant ses feux pour Odéide. Plein d'un amour fatal long-temps dissimulé, Pour sa sœur quelquefois plus d'un frère a brûlé î Farhan , qu'à tous les deux ton ardeur est contraire ! Pourquoi ne puis-je pas te chérir comme un frère !

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