‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 452 sur 489 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

FARHAN, SALÉMA.

( Après ce vers :

FAIIHAN. — Je l'ignore, -j

SALÉMA.

Crains-tu de voir l'hymen et les félicités

o44 VARIANTES.

De deux cœurs innocents l'un de l'autre enchantés?

Pharasmin etFarhan, tous deux d'intelligence...

FARHAN.

Je l'avais offensé, j'ai réparé l'oflense;

J'ai confessé ma faute , il m'a tendu la main ,

Et tu vois dans Farlian l'ami de Pharasmin.

SALÉMA.

Je reconnais mon frère à ce noble courage.

FARHAN.

Que mon père lui donne Odéide en partage; Qu'il goûte de l'hymen les plaisirs les plus doux : Je ne le Terrai point avec un œil jaloux.

SALÉMA.

D'où vient que dans vos traits tant de tristesse est peinte?

FARHAN.

Dans les vôtres , ma sœur , n'en vois-je pas l'empreinte ?

Vous redoutez l'hymen j comme vous , je le fuis.

Chacun a le secret de ses propres ennuis.

Sans doute le destin ( car à tout il préside)

Appela Pharasmin sur les pas d'Odéide •,

Et pourtant d'autres cœurs , trop faits pour se chérir,

Nés sous les mêmes cieux, n'ont jamais pu s'unir.

( Même scène , après ce vers :

SALÉMA. — Mon frère, existe-t-elle ? ^

FARHAN

Ah! ma sœur, je la voi.

Mes regards enchantés... C'est toi, connais ma flamme. Mes ardeurs, etc.

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