SCÈNE YIII
Le ciel est apaisé 5 c'ea est fait , sa justice A conduit Claudius au-devant du supplice •, Aveuglé par les dieux , et trahi par le sort , Aux portes du palais il a trouvé la mort. Le traître osait sur moi porter sa main hardie : Ce poignard à mes pieds l'a fait tomber sans vie. Au nom de cette cendre et de ce ciel vengeur , J'ai d'un père adoré puni l'empoisonneur. Vous la voyez , amis , cette cendre sacrée , Pour venger son trépas de son tombeau tirée. Que le corps du perfide offert à tous les yeux Atteste en traits de sang la justice des dieux. Aux cœurs qu'il égara promettez ma clémence ; Ce coupable immolé suffit à ma vengeance.