‹ OEuvres (volume 3)Chapitre 75 sur 97 · LE MONDE · texte numérisé non relu

LE MONDE

De ta coupe, Hébé, comme aux dieux, Verse-moi l'aimable |eunesse.

Ton nectar m'a mis dans les cieux; Je ne connais plus la vieillesse.

Que Bacchus, la table, ont d'appas!

À Paphos, Vénus, tu m'entraînes :

Oh! ne m'attachez point aux mâts, Si j'entends chanter les sirènes !

Du plaisir! le reste est chansons- Moquons-nous de nos Aristarques.

Vn seul mot tlit tout : Jouissons; Et puis laissons filer les Parques.

Mais hékis ! ô transport si doux 1 Tendres caresses d'une belle, Lorsque je m'abandonne à vous, J'entends crier : « Caron t'appelle. >

Nous courons le fleuve d'Amour; Le Pactole après nous invite; Le froid Léthé vient à son tour; Du Léthé l'on passe au Cocyte.

Adieu donc spectacles , salons !

Volupté, puis-je encor te suivre!

Viens souper chez Glycère... Allons; C'est encor la peine de vivre.

Mais je le vois , ce vieux Caron :

Plus de Glycère. Erreur fatale!

Je m'en vais souper chez Pluton ; J'ai passé la rive infernale.

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