ACTE I, SCÈNE I
AGATHE
J'aurais dessein dé débuter.
Quand ma maîtresse apprend , je la fais répéter ; Et je jouerais fort bien , sur-tout dans lé tragique.
HENni£TTE.
Oh! otti.^
AGATHE
J'ai des moyens; d'abord, quant au physique, Il né déplaira pas , je crois.
HKIMIIETTfi.
Non ; mais l'accent ?
Hein ?
AGATHE
L'açent ?. . . j'enai peu } quelques mots, en passant, Croyez-Yous ?. . . Ce n'est rien ; et quand on a dé l'ame , C'est là l'essentiel , à ce qué dit Madame; Et dé l'amé! j'en ai! Je mé sens enflammer.
Quand j'écoute au logis Madame déclamer.
Tous les soirs , sans manquer , je yâis dans les coulisses. Je l'entends applaudir. Ce sont là mes délices^ Jugez comme nyn cœur dé plaisir bondira.
Lorsque ce sera moi qué l'on applaudira.
( On catend tomier. )
H£lini|tTT£.
Oui ; mais , en attendant^ on yous sonne , ma chère.
AGATHE
J'y yais. Je recommande à vos soins mon afiaire. FaitesHonoî jouer Phèdre , Hermione ; et comptez Qué ces rôles pour yfQûB seront des nonyeautés.
272 LA COMÉDIEIÎNE.