ACTE I, SCÈNE VI
De me vouloir du bien , je serai satisfaite.
. M. BE GOUVIGNAC.
Un air plein de dëcence ! une grâce parfaite !
HENRIETTE
Vous me flattez, Monsieur, et vous êtes trop bon.
Elle est charmante ! Oh ! çà , madame de Courmon, Vous pouvez bien penser si mon ame est ravie , Si je suis satisfait!... Retrouver une amie Dont je gardai toujours un profond souvenir, C^est un bonheur si grand ! . . . c'est un si doux plaisir !. . .
M"« BELVAL
Je n'en ressens pas moins , major, je vous assure.
M. DE GOUVIGNAC.
Mes voeux seraient combles dans cette conjoncture, Si monsieur mon neveu, que j'aime comme un fils. Se rendait sage un peu, grâce à vos bons avis. Oui , que de son erreur désormais il revienne , Sans s'attacher au char d'une comédienne*..
HENRIETTE, vivement.
Elle ne Test pas.
M. DE GOUVIGNAC.
Non?... Comment le savez-vous?
M"»» BELVAL
C'est que... le bruit public... est venu jusqu'à nous... On en parle..» L'histoire est assez remarquable...
, M. DE GOUVIGNAC.
Eh! oui. Tout cet éclat m'est fort désagréable.
M"* BELVAL
pe la jeune personne on dit beaucoup de bien.
Que vous importe, à vous?... Cela ne vous fait rien. On a tort.
SAINVILLE
Je suis loin de vouloir vous déplaire , Mon oncle; mais souffrez du moins qu^on vous éclaire. Vous êtes prévenu , vous êtes irrité ; Moi, je dois faire ici parler la vérité.
Loin de me tendre un piège , et la mère et la fille Refusent Talliance avec votre famille ; Leur ceeuF est noble et fier, et point intéressé; Et par elles c'est moi qui me vois repoussé : Depuis dix jours entiers leur porte m'est fermée..*
M. DE GOUVIGNAC.
Eh bien ! tant mieux ; ma crainte est quelque peu calmée. Tu pourras l'oublier en ne la voyant plus.
g . SAINVILLE.
L'oublier! j'y ferais des efforts superflus.
Je ne trahirai point la foi que j'ai jurée j Et ma chère Henriette en peut être assurée.
M. DE GODVIGNAC.
Monsieur, promettez-moi très-positivement De ne la plus revoir.
W^^ BELVAL, àSMiiTille.
Pas plus qu'en ce moment ^