ACTE I, SCÈNE VIII
Dont le château n'est pas bien loin de Bergerac , Et d'hier seulement venu dans notre ville...
• DÂRIGOUR.
J'en suis très-enchanté.
M™* BELVAL
C'est l'oncle de Sainyille.
BÂRIGOUa.
Du capitaine?
M">* BELVAL, iiDariconr.
Eh ! oui . Pour vous , mon cher Mircour. , .
BARIGOUR.
Mircour ? Eh ! mais ! . . . comment ?
Vous voilà de retour ?
BARIGOUR.
Je n'ai pas été loin.
M"« BELVAL
Major, Je vous présente Un de mes amis...
BARIGOUR.
Ah! ce titre-là m'enchante, Et m'honore.
( En saluant Govrigoac. )
Monsieur!...
M. B£ GOUVIGNAC.
Monsieur est.*^...
M«« BELVAL
Financier.
BàRlCOUR.
Oui, c'est là mon emploi.
M. DE GOUYIGIf AC. •
C'est un très-bon métier* Je lui fais compliment ; plus d'argent que de peines.
BARICOUK,
Je suis en même tems directeur...
M™* B £ L y A t , rinterromptnt TiTcmmif.
Des domaines.
BARICOUR.
Des domaines?... ÂÏi! oui.
(A part.)
Je comprends , à la fin ; On trompe ici quelqu'un.
( Ifeant. )
Madame , il est certain...
( ɫs k madame Bcl?al. )
J'y veux mettre du mien aussi; laissez-moi faire.
M"** B £ L V A L , k Darieonr.
Vous voyez dans Monsieur un ancien militaire , Monsieur de Gouvignac , qui servit bien l'état...
BARICOUR.
Ah! vraiment, je le crois; ce nom a de l'éclat! . Monsieur dé Gouvignac ? Eh mais!... je me rappelle... Brave officier, qui fit l'action la plus belle!... J'en fus témoin.
M. BE GOUVIGI^AG.
Gomment ?. . . Monsieur a donc servi ?
BARICOUR.
Dix ans. De vous revoir, d'honneur, je sois ravi.