‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 166 sur 253 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

HENMETTE, M". BEL VAL, DARIGOUR.

HENRIETTE

Grâce au ciel ^ je respire.

M™« BELVAL

Pauvre enfant!... J'avais peine à m'empécher de rite, Tandis qu'à sa gaité donnant un libre essor Daricour a si bien reconnu le major , Qu'il n'avait jamais vu.

HENRIETTE

Quoi ! c'était une fable ?

M"*« BELVAL

Sans doute.

HENRIETTE

Moi, j'ai cru tout cela yëritable.

Je vois que mon tuteur est bon comédien.

BARICOUR.

Lorsque je suis entré , je n'y comprenais rien. Voilà donc ce major , cet oncle de Sainyille , Qui vous fait bien souffrir , mon aimable pupille.

HENRIETTE. '

Moi ? je ne souffre point. C'est à vous, mon tuteur, Pourrai-je l'oublier? que je dois mon bonheur; Mon travail me suffit ; il fait vivre ma mère ; Et c'est par vos bienfaits...

' DARICOUR.

Que dites-vous , ma chère ?

HENRIETTE

Je dis la vérité ; si d'utiles leçons M'ont instruite à tenir les pinceaux, les crayons, Si mon talent nous donne une honnête existence , Tout me vient de vous seul ; soins, démarches , dépense, Bien ne vous a coûté...

DARICOUR.

J'ai fait ce que j'ai dà ; Votre bon père , hélas ! que nous avons perdu ,

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