‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 214 sur 253 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

(o) Trouver en vous bien plus d'indulgence pour moi.

M. DE GOUVIGNAC.

Vraiment! la diCSertnce est bien grande^ je croi. Madame de Courmou porte un nom honorable.

Son état , dans le monde , est im état louable.

SAINVILLE

Même elle y peut paraître en un rang élevé.

M. DE GOUVIGNAC.

Un pareil. choix partout devrait être approuvé. M^is le vôtre ?... Tenez , Sain ville , pour bien faire , > A sa charmante nièce efiorcez-vqus de plaire.

{p ) Songe k former des nœuds que je puisse approuver ;

Ne me fais point rougir d'un amour de coulisse ,

D'une personne...

SAnrviLLE.

Eh ! mais , elle n'est point actrice ,

Ne le sera jamais , et ne Ta point ëtë.

M. DE GOUVIGNAC.

3on père ëtait acteur ; belle subtilité !

Ecoute-moi. Déjà je ne t'approuvai guéres Lorsqu'au lieu ie prétendre aux honneurs militaires , D'imiter nos aïeux, qui tous furent soldats.

Tu voulus prendre place au banc des avocats ; Mais aujourd'hui , bravant ma colère et le blâme. Dans quel état ^ dis-moi , vasrtu choisir ta femme ?

SAIKVILLE.

Ce n'est pas son état; je vous l'ai déjà dit^ etc. ( 9 ) Le premier fut nommé père de la patrie.

M. DE GOUVIGNAC

TaisH»i. Cours à ta perte, et comble ma douleur ; U ne te manque plus que de te faire auteur.

' SAINVILLE

Ne m'en défiez pas ; car j'en serais capable.

M. DE GOUVIGNAC.

Le malheureux !... Déjà tu n'es que trop coupable.

SAINVIIXE.

Mon oncle...

H. DE GOUVIGNAC.

Epargne-moi des discours superflus.

SAINVILLE

Si vous me permettiez...

Je ne t'écoute plus.

Ton fol aveuglement et m'indigne et m'afflige. Laisse-moi seul.

SAINVILLE

De grâce...

DE LA COMÉDIENNE. BSg

M. DE GOUVIGNAG.

£h ! laîsse-moî , te dis-je.

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