SCÈNE VI
(o) Trouver en vous bien plus d'indulgence pour moi.
M. DE GOUVIGNAC.
Vraiment! la diCSertnce est bien grande^ je croi. Madame de Courmou porte un nom honorable.
Son état , dans le monde , est im état louable.
SAINVILLE
Même elle y peut paraître en un rang élevé.
M. DE GOUVIGNAC.
Un pareil. choix partout devrait être approuvé. M^is le vôtre ?... Tenez , Sain ville , pour bien faire , > A sa charmante nièce efiorcez-vqus de plaire.
{p ) Songe k former des nœuds que je puisse approuver ;
Ne me fais point rougir d'un amour de coulisse ,
D'une personne...
SAnrviLLE.
Eh ! mais , elle n'est point actrice ,
Ne le sera jamais , et ne Ta point ëtë.
M. DE GOUVIGNAC.
3on père ëtait acteur ; belle subtilité !
Ecoute-moi. Déjà je ne t'approuvai guéres Lorsqu'au lieu ie prétendre aux honneurs militaires , D'imiter nos aïeux, qui tous furent soldats.
Tu voulus prendre place au banc des avocats ; Mais aujourd'hui , bravant ma colère et le blâme. Dans quel état ^ dis-moi , vasrtu choisir ta femme ?
SAIKVILLE.
Ce n'est pas son état; je vous l'ai déjà dit^ etc. ( 9 ) Le premier fut nommé père de la patrie.
M. DE GOUVIGNAC
TaisH»i. Cours à ta perte, et comble ma douleur ; U ne te manque plus que de te faire auteur.
' SAINVILLE
Ne m'en défiez pas ; car j'en serais capable.
M. DE GOUVIGNAC.
Le malheureux !... Déjà tu n'es que trop coupable.
SAINVIIXE.
Mon oncle...
H. DE GOUVIGNAC.
Epargne-moi des discours superflus.
SAINVILLE
Si vous me permettiez...
Je ne t'écoute plus.
Ton fol aveuglement et m'indigne et m'afflige. Laisse-moi seul.
SAINVILLE
De grâce...
DE LA COMÉDIENNE. BSg
M. DE GOUVIGNAG.
£h ! laîsse-moî , te dis-je.