ACTE IV, SCÈNE I. gS
JAQUINOT.
Tenez , }e ne sais pas au fond ce qu'il en est ;
Mais ce que je vois bien , c'est que , dans cette affaire,
L'échec que je reçois ne vous étonne guère.
BURBANT.
Pardonnez-moi; je suis, comme vous, étonné...
JAQUI190T*
Non, vous ne l'êtes pas. J'ai souvent soupçonné (J'en suis sûr à présent , s'il faut que je le dise ) Que vous me feriez dupe , et qu'en cette entreprise Vous tâcheriez d'avoir à vous seul le profit. Je vous fais compliment ; le tour vous réussit.
nURBANT.
Ceci me parait fort , Monsieur , je vous l'avoue ; De ses conventions est-ce ainsi qu'on se joue ? Car , je le vois , voulant manquer à nos traités , Vous avez fait le coup qu'ici vous m'imputez ; Et lorsque le trésor est en votre puissance , Vous me frustrez ainsi , moi , de ma récompense.
JAQUINOï.
Moi ! j'ai pris le trésor ?
DURBAI9T.
Oui , monsieur Jaquinot ; Je commence à le croire.
JAQUI190T.
Allez , c'est vous , plutôt , Monsieur Durbant.
96 LÉ TRÉSOft.
DUBBANT.
Monsieur, cette injure est trop forte !
JÀQUINOT.
SMl ne tient qu'à crier , comme vous je m'emporte.
DURBANT.
Feignez d'être en courroux.
JAQUINOT.
Faites bien le Caché.
DURBAKT.
Où le trésor est-il ?
JAQUINOTi.
OÙ l'avess-vous caché ?
DURBANT*
Vous ne l'ignorez pas.
JAQUINOT.
Vous le savez, vous dis -je.
DURBAÎ^T.
Le fourbe !
JAQUINOr.
Le coquin !