ACTE V, SCÈNE IV. laS
Qae TOUS préféreriez une femme sans bien.
Est-ce une opinion réelle , sérieuse ?
J'ai sujet sur ce point d'être fort curieuse.
A0O1PHE.
Oui; bien des gens pourront me trouver singulier; Mais j'ai toujours pensé que pour se marier, Il vaut bien mieux cboisir la beauté pauvre, sage, Telle que vous , Cécile , ayant po«r son partage Toutes les qualités qui donnent le bonheur , Qu'une femme opulente et dont la folle humeur De ses goûts ruineux voudra que l'on dépende , Qui chaque jour... Eh! mais, pourquoi cette demande?
cÉcrtE.
Pourquoi ? C'est que. «vraiment, cela me touche un peu. . • J'hésite maintenant à vous faire un aveu Qui peut de votre cœur refroidir la tendresse. Si, par exemple... moi.... j'avais de la richesse?
ADOLPHE, TiTcment.
Ah! vous? c'est différent; il faut vous excepter.
La fortune , avec vous , n'est point à redouter.
Mais expliquez-vous donc. . . car j'ai peine àcomprendre. .
•Votre père , en secret , tantAt vient de m'apprendre. . , O ciel 1 déjà quelqu'un !
ADOLPHE
Eh! quoi, pas un instant ?
C'est encore mon oncle avec son cher Durbant.