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ACTE III, SCÈNE XIII. j

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÉLE.

ïl faudra, tout sanfjlant, l'arracher de mes bras.

HUBERT

Le roi veut...

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÈLE.

Non, jamais. »

HUBERT

Redoutez sa colère.

[lui arrachant l'enfant avec violence. ) ïl veut être obéi.

ARTHUR

( // s'écliappe des mains d' Hubert; il reste sansffxide, éperdu, les bras levés vers le ciel^ ne sachant ou se jeter. )

Ciel ! où suis-je? Ah ! ma mère !

LE ROI

Sa mère !

CONSTANCE

Oui , je la suis , il tient de moi le jour. C'est Arthur, c'est mon sang, l'objet de mon amour. Mais vous , Hubert , mais vous , qui preniez sa défense . Vous m'arrachez mon fils, vous trahissez Constance; Vous servez, sans rougir, un tyran furieux, Qui par un fer brûlant vient d'outrager ses yeux. J'ai tout su par vous seul,

LE ROI

Tu me trompais , parjure ' i 1.

HUBERT

Oui, je servais le ciel , l'honneur et la nature ,

La veuve d'un héros, le fils de Godefroi.

Dans quel état, barbare, as-tu réduit mon roi!

Enfant , à qui le ciel prodigua tant de charmes ,

Pour la dernière fois, sois baigné de mes larmes.

Voilà, voilà ta mère! Ah! vois-tu, malheureux.

Ces voûtes s'indigner à ton aspect affreux ,

Ces pierres, ces anneaux, moins durs que tes entrailles,

S'élever contre toi du sein de ces murailles?

JNon : je n'invoque plus, pour payer tes forfaits,

Cette foudre qui gronde et ne punit jamais.

Cieux ! frappez les tyrans par un autre tonnerre !

Du sort de cet enfant instruisez l'Angleterre !

Qu'à ce bruit chaque mère, au lieu de s'affliger,

Croie avoir sur lui seul un enfant à venger !

Pour déchirer tes yeux par un juste supplice.

Qu'un fer entre leurs mains étincelle et rougisse!

Ou plutôt, que tes yeux, de ton ombre alarmés.

Ne se rouvrent jamais , par la terreur fermés !

Régne, mais en tremblant , muet, pâle, immobile.

Rampant sous ces cachots pour chercher un asile ,

Séchant, mourant enfin de l'éternel effroi

Que réserva le ciel aux tyrans tels que toi.

LE ROI

Holà ! soldats , à moi !

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