‹ OEuvresChapitre 178 sur 299 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

HÉDELMONE, 5e«/e.

Son tendre amour pour moi me rappelle ma mère.

[Elle se met à genoux auprès de son lit. ) Toi qui vois les humains avec les yeux d'un père, Daigne apaiser le mien; qu entre ses bras tremblans Je puisse avec respect toucher ses cheveux blancs! Éclaire d Othello la raison qui s'égare! Parle-lui par la voix du vertueux Pézare ! Pézare est son ami : dans ta tendre pitié, Aux malheureux mortels tu donnas l'amitié. Ah! je vois mon erreur! mais ta bonté pardonne. xMon dieu ! ne punis pas la trop faible Hédelmone.

( Elle se place sur un lit. ) Mais je sens du sommeil les charmes tout-puissans Assoupir par degrés mon esprit et mes sens. Son calme, sa fraîcheur se répand dans mes veines ; Il suspend mes frayeurs, mes souvenirs, mes peines. Sommeil, donne à mon cœur ce repos précieux Dont l'aimable douceur vient accabler mes veux.

( Elle baisse la tête, et s'endort. )

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