ACTE V, SCÈ^'E IV
HKUELMONE.
Ociel!
Lisez : c'est là votre supplice ; Lisez.
HÉDELMONE, Usant.
« Je sais quel est mon outrage euvei s vous. « À riiymen d'Othello je renonce, ô mon père! « Puisse mon repentir calmer votre colère! « C'est à votre choix seul à nommer mon époux.
» HÉDELMONE. »
OTHELLO
À ces mots qu'avez-vous à répondre?
HÉDELMONE.
Tout m accable à-la-fois.
OTHELLO
Et sert à vous confondre.
( tout-à-coup, en changeant de visage et de voix. ) Eh bien! regardez-moi, me reconnaissez-vous?
HÉDELMONE.
Je ne vois plus d'amant, je ne vois plus d'époux ; Je vois la mort , la mort ! Tu Tas prédit, mon père !
OTHELLO, froidement.
Avant que le sommeil fermât votre paupière , Avez- vous adressé votre prière à Dieu?
HÉDELMONE.
Oui , j'ai prié pour vous.
!î72 OTHELLO.
OTHELLO
Quelque temps, dans ce lieu, Je vais attendre; allons.
[Il se promené.)
HÉDELMONE.
Que voulez-vous me dire?
OTHELLO
Préparez- vous?
HÉDELMONE,
À quoi?
OTHELLO, montrant son poignard.
Ce fer doit vous instruire.
H É D.E L M O N E , avec lui crL À moi , mon dieu !
OTHELLO
Silence! Allons, préparez-vous.
Il s'agit de votre ame.
HÉDELMONE.
Oh ! je tombe à genoux.
Othello!
OTHELLO
Non. La mort!
HÉDELMONE.
Que ma voix expirante Vous jure... Non, jamais...
OTHELLO, avec la plus grande tendresse.
Oh ! deviens innocente ,