‹ OEuvresChapitre 232 sur 299 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ABUFAR, TÉNAIM.

J'ai suivi vos conseils; il fallait vous complaire : Ils sont libres tous deux. Mais d'un fils téméraire Répondez-vous , ma sœur?

TÉNAÏM.

Votre fils arrêté Aurait perdu la vie avec la liberté.

Terrible, et l'œil farouche, en sa fureur extrême J'ai tremblé que sa main n'attentât sur lui-même. Mais de sa garde à peine il s'est vu délivré, Que sans bruit sous sa tente il est soudain rentré. Dans ses sombres regards, sur-tout dans son silence, De ses sourdes douleurs j'ai vu la violence. De son calme orageux rien ne peut le tirer, Et même sa raison m'a paru s altérer.

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