SCÈNE VIII
j4près ces mots de f a r h a n.
Je l'ignore.
SALÉMA.
Crains-tii de voir Fliymen et les félicite's
De deux cœurs innocens l'un de l'autre enchantés?
Pharaamin et Farhan tous deux d'intelligence...
FARH AN.
Je l'avais offense', j'ai réparé l'offense.
J'ai confessé ma faute, il m'a tendu la main,
Et tu vois dans Farlian l'ami de Pharasmin.
SALÉMA.
Je reconnais mon frère à ce noble courage.
FARHAN.
Que mon père lui donne Odéide en partage. Qu'il goûte de l'hymen les plaisirs les plus doux, Je ne le verrai point avec un œil jaloux.
SALÉMA.
D'où vient que dans vos traits tant de tristesse est peinte?
FARHAN.
Dans les vôtres, ma sœur, n'en vois-je pas l'empreinte?
Vous redoutez l'hymen ; comme vous je le fuis :
Chacun a le secret de ses propres ennuis.
Sans doute le destin, car à tout il préside,
Appela Pharasmin sur les pas d'Odéide:
Et pourtant d'autres cœurs trop faits pour se chérir,
Nés sous les mêmes cieux, n'ont jamais pu s'unir.
Oh! si j'avais trouvé, dans l'antique Assyrie,
Dans la féconde Egypte, ou la riche Médie,
Quelque objet vertueux qui me dût enflammer.
Qui fût né pour l'amour, et qui craignît d'aimer,
Qui portât dans son sein, modeste et recueillie.
Le doux, l'heureux trésor de la mélancolie.
Ce bonheur douloureux, cette tendre langueur.
L'aliment, le plaisir et le charme du cœur, Oh ! comme à ses genoux, soumis, tendre et fidèle, Heureux de ses regards, heureux d'être auprès d'elle, Oubliant l'univers, et vivant sous sa loi!...
SALÉMA.
Mon frère, existe-t-elle?
FARHAN.
Ah ! ma sœur, je la voi.
Mes regards enchantés... C'est toi! Connais ma flamme, Mes ardeurs , mes tourniens , les transports démon ame. Tu vois dans ces déserts, etc.