‹ OEuvresChapitre 37 sur 299 · ACTE m, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE IV

De la mort de Dinican disposer rapparence, Être ensemble homicide et calomniatem\

FRÉDÉGONDE

D'un tel coup aisément on l'aurait cru l'auteur :

On le hait; et du trône héritier légitime,

C'est sur lui qu'eût tombé tout le soupçon du crime.

MACBETH

Ton esprit, je le vois, du trône encor frappé, Toujours du même objet est donc préoccupé?

FRÉDÉGONDE

Je suis mère, Macbeth. Oui, ton songe, Yphyctone, Ont tourné , malgré moi , mes yeux vers la couronne Et sur-tout , de Glamis en prévenant les coups , J'aspirais à sauver mon fils et mon époux. Mais je te l'avouerai, si seule et dans moi-même Je m'étais dit jamais : « Je veux le diadème, « Je veux que dans ce jour mon front en soit orné » : Je suis d'un sexe faible , au fuseau destiné ; Mais au moment d'agir, sous un dehors timide , J'eusse eu de vingt Macbeth la vigueur intrépide. J'ignore quel tourment m eût été réservé; Mais, le projet conçu, je laurais achevé.

MACBETH

O ciel ! tu frapperais le coup que je redoute? Sans teneur?

FRÉDÉGONDE

Sans terreur.

:i6 MACBETH.

M ACBKTH.

Et sans remords?

FHKDÉGONDE,

Sans doute.

Sans remords î sans remords ! , . . Dans ces raomens affreux Va voir si tout est calirre et tranquille autour d'eux.

{Frédégonde sort. )

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