SCENE IV
UNE FILLE , en cavalier gascon ; MERCURE.
LE GA.SCOIT.
Cadédis , mousur dé Mercare, Je né viens point faire dé vœux Comme font tous ces malbeureus. , J'ai tout reçu dé la nature.
Je suis plus noble que lé roi , Et je né lé cède à personne ; Ma noblesse est plus vieille, et plus pure, je croi , Que les sources dé la Garonne; J'ai plus d'esprit cent fois qu'il né mé faut; Ma taille est des plus à la mode , Je né vois en moi nul défaut ; Mais trop de valnr m'incommode.
MERCURE
Oh! oh ! cet homme a le sang chaud.
En ce temps de désordre , où l'on voit sur la terre Régner le démon de la guerre , Vous avez de quoi batailler.
LE GASCOir.
D'accord : mais les hivers on né peut chamailler. Ce repos m'ennuie et mé gêne.
Lé saug mé bout dé veine en veine j Je voudrais qu'il mé fût permis