ORPHÉE, PLUTON
ORPHÉE
Puissant maître des ombres , A ton trône enflamaié l'Amour conduit mes pas. La charmante Eurydice , hélas !
A passé les rivages sombres ; Rends-moi cet objet plein d'appas , Ou, par pitié , donne-moi le trépas.
PLtrTO^T.
Plus loin que ton espoir tu portes ta demande; Mais Pluton y consent , si l'Amour le commande, Pars , sors du ténébreux séjour;
r8o LE CARNAVAL DE VENISE.
Che non miri Euridice , Sin ch' al regno del giorno Il varco ti sia fatto,
SCENA IIL
ORFEO
Vittoria , mio cuore ; Ha vinto Amore. Il riso , il canto , Al duol succède :
Al doce incanto D'un vago ciglio l'inferno cède.
(^Segue il ballo de' numi infernaU e spirti/oUetti.\