LE CARNAVAL
JLi'HivER a beau s'armer d'aquilons furieux. Et fixer des torrens la course vagabonde ; En rain ses noirs frimats , pour attrister le monde , Dérobent le flambeau qui brille dans les cieux : Sitôt que je parais , je bannis la tristesse ; J'ouvre la porte aux jeux , aux festins , à l'aciour :
A mon départ le plaisir cesse; Et , pour mieux s'y livrer, on attend mon retour.
Vous, qui m'accompagnez , montrez votre alégresse j
Par vos jeux , par vos chants , célébrez ce beau jour.
( les masques commencent un bal sérieux. )
!.£ CARNAVAI..
Je veux joindre à ces jeux une nouTelle danse:
igo LE CARNAVAL DE VENISE.
Venez , aimables Enjoûmens ; Redoublez en ces lieux notre réjouissance
Par de nouveaux dé^isemens.
Eu ce temps de plaisir le plus sage s'oublie ,
Et permet un peu de folie.
( On tire un rideau , et l'on voit arriver du fond du théâtre un char magnifique , traîné par des masques comiques, et rempli de figures de même caractère, qui se mêlent, en dansant , avec les masques sérieux, )
i-E câr:ta.val.
Chaulez, dansez, profitez des beaux jours; L'heureux temps des plaisirs ne dure pas toujours.
LE CHOEUR
Chantons , dansons , profitons des beaux jours ; L'heureux temps des plaisirs ne dure pas toujours.
LE Ci.RNA.VAL.
La raison vainement voudrait vous interdire Des passe-temps si doux; Les momens que l'on passe à rire Sont les mieux employés de tous.
LE CHOEUR
Les momens que l'on passe à rire Sont les mieux employés de tous.
POÉSIES DIVERSES
POÉSIES DIVERSES