‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 144 sur 167 · LE CARNAVAL · texte numérisé non relu

LE CARNAVAL

JLi'HivER a beau s'armer d'aquilons furieux. Et fixer des torrens la course vagabonde ; En rain ses noirs frimats , pour attrister le monde , Dérobent le flambeau qui brille dans les cieux : Sitôt que je parais , je bannis la tristesse ; J'ouvre la porte aux jeux , aux festins , à l'aciour :

A mon départ le plaisir cesse; Et , pour mieux s'y livrer, on attend mon retour.

Vous, qui m'accompagnez , montrez votre alégresse j

Par vos jeux , par vos chants , célébrez ce beau jour.

( les masques commencent un bal sérieux. )

!.£ CARNAVAI..

Je veux joindre à ces jeux une nouTelle danse:

igo LE CARNAVAL DE VENISE.

Venez , aimables Enjoûmens ; Redoublez en ces lieux notre réjouissance

Par de nouveaux dé^isemens.

Eu ce temps de plaisir le plus sage s'oublie ,

Et permet un peu de folie.

( On tire un rideau , et l'on voit arriver du fond du théâtre un char magnifique , traîné par des masques comiques, et rempli de figures de même caractère, qui se mêlent, en dansant , avec les masques sérieux, )

i-E câr:ta.val.

Chaulez, dansez, profitez des beaux jours; L'heureux temps des plaisirs ne dure pas toujours.

LE CHOEUR

Chantons , dansons , profitons des beaux jours ; L'heureux temps des plaisirs ne dure pas toujours.

LE Ci.RNA.VAL.

La raison vainement voudrait vous interdire Des passe-temps si doux; Les momens que l'on passe à rire Sont les mieux employés de tous.

LE CHOEUR

Les momens que l'on passe à rire Sont les mieux employés de tous.

POÉSIES DIVERSES

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