‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 155 sur 167 · I-E JOUEUR · texte numérisé non relu

I-E JOUEUR

Vous qui suivez l'Amour, notre joie est commune ; Le jeu seul peut nous rendre heureux.

Infortunés joueurs , qui suivez la Fortune, L'Amour seul fait qu'un cœur n'est jamais malheureux.

LE JOUEUR

Quel plaisir de languir auprès d'une cruelle Qui vous vend bien cher ses rigueurs ? l'amant.

Quel plaisir de languir auprès d'une infidèle Dont on doit craindre les faveurs ?

LE JOUEUR

La Fortune et ses biens flattent notre espérance , Et peuvent combler nos désirs.

a3o POESIES

l'amant.

L'Amour et ses douceurs auront la préférence ; Même daus ses chagrins on trouve des plaisirs.

LE JOUEUR

C'est la Fortune qu'il faut suivre ; Tôt ou tard elle rend contents.

L'Amour à mille maux nous livre , Et ses biens trop tardifs s'attendent trop long-temns.

C'est l'Amour qu'il faut suivre ; Tôt ou tard il nous rend contents.

LA FOB.TUS'E.

Votre querelle m'importune; La Fortune et l'Amour sont unis en ce jour , Rarement on est bien avec l'Amour, Quand on est mal avec la Fortune.

( on recommence l'air des joueurs déguisés.)

LA FORTUÎTE.

Vos jeux ont eu pour moi de sensibles appas ;" Je reconnaîtrai votre zèle.

Venez, suivez mes pas; La Fortune vous appelle.

LE CHOEUR

Allons , suivons ses pas ; La Fortune nous appelle (a).

(a) Le surplus de ce divertissement ne s'est pas trouvé parmi les papiers de Regnard > après son décès.

DIVERSES. 23i

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