‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 6 sur 6 · D'ALLEMAGNE. 17S · texte numérisé non relu

D'ALLEMAGNE. 17S

Vienne, parce que l'Espagne aurait le pas, comm«; éiant de l.n même maison. M. le marquis de Selevilie était pour lors envoyé extraordinaire. Nous demeurâmes chez lui, et je jouai seulement avec la marquise : c'est une des plu;; spirituelles et vertueuses dames que j'aie connues. Nous y connûmes M. de Saint-Laurent , cousin de madame la marquise de Pigore. Le comte de Stirum nous donna plusieurs fols à manger.

Le comte de Staremberg est gouverneur ^e la \ille ; il voulut faire une affaire à MM. de Marsillac et d'Alincourt , parce qu'ils n'avaient pas dit leujs noms a la cour.

Vienne tire son nom d'une petite rivière qui passe entre le faubourg d'Isalu et la ■ville, laquelle venant à se déborder, fait des ravage^ éjjouvanlables. Le Danube y passe aus i. C'est le pins grand fleuve de l'Europe :

il prend sa source dans le et , après

avo'r fait sept ou huit cents lieues de chemin , il va se jeter dans le Pont-Euxin par sept bouches. Son cours est contraire à tous les fleuves du monde ; il va de l'occident à l'orient, et il n'y a que le Pô qui lui ressemble.

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