‹ ŒuvresChapitre 111 sur 212 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

MERLIN

Il n'y a que trois semaines que j'ai touché une demi-année d'avance de ce fermier à qui vous avez donné quittance de l'année entière.

CLITAÎÎDRK.

Bon.

MERLIN

J'ai reçu l'autre semaine dix-huit cents livres de ce curieux, pour ces deux grands tableaux dont votre père avait refusé deux mille écus quelque temps avant que de partir,

CLITANDRS.

Bon.

MERLIX.

Bon? J*ai encore eu deux cents louis d'or de ce fripier pour cette tapisserie que monsieur votre père avait achetée , ily a deux ans , cinq mille francs, à un inventaire.

CLITAWDRE.

Bon.

MERLIN

Oui , oui , nous avons fait de bons marchés pendant son absence , n'est-ce pas ?

ipo LE RETOUR IMPRÉVU.

CilTAKDRE.

Voilà un petit rafraîchissemeut qui nous mènera quelque temps , et nous travaillerons ensuite sur nouveaux frais.

MERilA. *"

Travaillez-y donc vous-même; car, pour moi , je fais conscience d'être l'iBstrument et la cheville ouvrière de votre ruine : c'est par mes soins que vous avez trouvé le moyen de dissiper plus de dix mille écus , sans compter douze ou quinze raille francs que vous devez encore à plusieurs quidams , usuriers ou notaires ( c'est presque la même chose ), qui nous vont tomber sur le corps au premier jour.

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