‹ ŒuvresChapitre 13 sur 212 · SCENE VII. a · texte numérisé non relu

SCENE VII. a

Iiommes par les femmes, les femmes par les habits. Ça, il faut à présent nous assurpr de ton maître.

P.\SQVI|I.

II est chez le notaire; il faut qu'il repasse par ici pour aller chez Agathe , et je l'arrêterai pendant que tu iras te déguiser en veuve.

Récapitulons un peu ce déguisement. Ta es bien sûr que ton maître n'a jamais vu la veuve ?

PA.sQmv.

Assurément. Sur la réputation qu'elle a dans Poitiers d'être fort riche, mon fanfaron s'est vanté qu'elle était amoureuse de lui. Pour se venger, elle a pris plaisir à se trouver masquée à deux ou trois assemblées où il était , de faire la passionnée , en un mot de &e moquer de lui, trouvant toujours des extruses pour ne se point démasquer. C'est unp gaillarde qui fait mille plaisanteries de cettf nature , pour égayer son veuvage,

LISETTE

Puisque cela est ainsi, je contreferai la veuve comme si je l'étais.

PASQUIN

Tant pis ; car on saurait bien contrefaire la veuve qu'on n'ait contrefait la femme mariée. L'habit est-il prêt ?

LISETTE

Oui.

PASQUIir.

"Voilà mon maître qui vient.

LISETTE

Amuse-le pendant que je me déguiserai ; et après tu iras avertir Agathe qu'elle vienne nous surprendre; tu la feras écouter notre conversation. Laisse-moi faire.

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