ACTE I , SCENE III
Cette dame étant morte, un parent nie pria D'eu vouloir prendre soin , et me la confia. L'amour, depuis ce temps , s'est glissé dans mou ame. Et j'ai quelque dessein d'en faire un jour ma femme.
LISETTE
Votre femme? fi donc !
ALBERT
Qu'entends-tu par ce ton ?
RISETTE
Fi ! vous dis-je.
ALBERT
Comment ?
LISETTE
Eh! fi! fi! vous dit-on.
Vous avez trop d'esprit pour faire une sottise ; Et j'en appellerais à votre Larbe grise.
ALBERT
Je n'ai point eu d'enfaus de mon bymeu passé ; Et je veux achever ce que j'ai commencé , Faire des héritiers, dont l'heureuse naissance De mes collatéraux détruise l'espérance.
LISETTE
Ma foi! faites, monsieur, tout ce qu'il vous plaira, Jamais postérité de vous ne sortira :
C'est moi qui vous le dis.
ALBERT
Et pourquoi donc ?
LISETTE
Que sais -je ?
ALBERT
Qui t'a de devioer donné le privilège ? Dis doue , parle , réponds.
LISETTE
Mon Dieu ! je ne dis rien ; Sans dire la raison, vous la devinez bien : Je m'entends, il suffit.
ALBERT
ÎS'e te mets point en p*-ine ; Ce sera mou affaire , et point du tout la tienne,
LISETTE
Ah 1 vous avez raison.
ALBERT
Tu sais bien qu'iri-bas Sans trouver quelque embûche on ne peut faire un pas. Des pièges qu'on me tend mon ame est alarmée. Je tiens une brebis avec soin enfermée ; Mais des loups ravissans rôdent pour l'enlever ; Contre leur dent cruelle il la faut conserver; Et, pour ne craindre rieu de leur noire furie , Je veux de toutes parts fermer la bergerie , Faire avec soin griller mon château tout autour. Et ne laisser partout qu'un peu d'entrée au jour. J'ai besoin de tes soins en cette coujonctuie Pour faire à mou désir attacher la clôture.
LISETTB.
Qui ? moi !
ALBERT
Je ue veux pas que cette iuventioB