‹ ŒuvresChapitre 17 sur 212 · SCENE X. 3t · texte numérisé non relu

SCENE X. 3t

Et pour toute récompense , Il m'eDcbaîue comme ua forçat.

Palsembleu , l'amoar, etc.

PASQUiif , après que Dorante a chanté.

Vous êtes l'amour, monsieur!

DORANTE , bas, à Patquin.

C'est assez la faire languir. Ciel! quelle aventure, Pasquin ! Je crois que voilà mou aimable iuvisible dont je te parlais.

PASQUIN

C'est elle-même.

DORANTE, abordant la veuve.

Par quel bonheur, madame, vous trouvet-on dans ce village? ^

J'y revenais chercher la solitude, et pleurer en liberté.

PASQUIN

Relirons-nous donc, monsieur : il est dangereux d'interrompre les larmes d'une veuve. I.a vue d'un joli homme fait rentrer la douleur en dedans.

DORANTE

Je vous l'ai dit cent fois, charmante spirituelle , je suis le cavalier de France le plus spécifique pour la consolation des dames.

LISETTE

Un cavalier fait comme vous ne saurait en consoler une qu'il n'en afflige mille autres.

DORAKTE.

Périssent de jalousie toutes les femmes du monde, pourvu que vous vouliez bien

LISETTE

Ah! n'achevez pas, monsieur; je crains que vous ne me fassiez des propositions que je ne pourrais entendre sans horreur : car enfin il n'y a encore que huit ans que mon mari est mort.

PASQUm.

Ah ! monsieur , vous allez r'ouvrir une plaie qui n'est pas encore bien fermée.

DORABTE.

Ah ! Pasquin je sens que mon feu se rallume.

LISETTE

Hélas ! le pauvre défunt m'aimait tant !

PASQUIN , has , à Dorante.

Elle parle du défunt, vos affaires vont bien.

LISETTE

Il m'a fait promettre en mourant ( en baissant la voix ) que je ne me remarierais point.

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