‹ ŒuvresChapitre 210 sur 212 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

ALBERT , AGATHE , LISETTE , MOMUS , LE CARNAVAL , LA FOLIE , CLITANDRE , ÉRASTE, CRISPIN.

ALBERT , h Monius.

Je crains de me méprendre.

A qui, monsieur, me faut-il adresser?

MOMUS

Vous voyez votre souveraine.

LA FOLIE

Ali! le plaisant magot! Que veux-tu? qui l'amène?

ALBERT

Une ingrate que j'aime , et qu'un godelureau Est venu m'eulever jusque chez moi , madame. On m'a dit qu'elle était ici, je la réclame: Je la vois ; permettez..;

AGATHE , à Albert.

Tout beau, monsieur, toutbeau!

Dans vos prétentions quel droit vous autorise? __^"

' LISETTE

Voyous.

ALBERT

Entre mes mains vos parens vous ont mise."*

AGATHE

Ils ont fait un beau coup, vraiment!

Mais, pour réparer leur sottise ,

3a8 LE MARIAGE DE LA FOLIE.

la Folie et l'Amour ont fait adroitemeut Réussir l'heureuse entreprise Qui m'a rendue à mdn premier amaut :

Il m'a conduite en ce lieu de francbis«. Où sans crainte on peut dire vraiï Je l'aime autant que je vous bai.

ALBERT

Je le vois bien.

■LA. FOLIE , à Agathe.

Ma favorite , Cest parler net et clairement ; Et je suis dans l'étonnement D'avoir une fille à ma suite Qui s'explique si sensément, (à Albert.) Sais-tu, mon bon ami, quel parti tu dois prendre

ALBERT

Parlez; de vos conseils je me fais une loi.

LA FOLIE

Ou te consoler , ou te pendre.

ALBERT

Me consoler!

LA FOLIE

Je parle contre moi.

D'extravagant je veux te rendre sage.

Te consoler est le meilleur pour toi:

Te peudreuous plaît davantage.

ALBERT

Mais pour me consoler que faat-U £aire ?

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