SCENE PREMIERE
THALER, CRISÉIS.
THALER
JCiN jase qui voudra j j'ai fait en hoiEme sage De quitter bravemeut les bois et le village. On a , morgue, raison , et c'est bian mon avis. Un homme ne fait point forteune en son pays ; Il n'y sera qu'un sot tout le temps de sa vie ; Il a biau se sentir du talent, du génie , Être bian fait , avoir le discours bian pandu ; Bon ! c'est , comme dit l'autre , autant de bian pardu.
CRISÉIS.
Vous avez le goût bon , je vous en félicite.
THAI.ER.
Ici du premier coup on connaît le mérite; D'aussi loin qu'on me voit, on m'ôte son cbapoau.
CRISÉIS.
Vous vous trouvez donc bien de ce séjour nouveau 7
THALER
Si je m'y trouve bian ! je ris , je me gobarge. Que je somines échus dans une bonne aubarge ! 2. Xi
,„ DEMOCRITE.
Notre bijou s'eu va nous être rapporté ! ÎN'otre hôte est hou vivaut, disons la vérité.
cRisÉrs.
Vous ne devriez pas tenir un tel langage ; Ces termes-là , mon père , étaient bons au village : Si l'on vous entendait parler ainsi du roi. Ou pourrait se moquer et de vous et de moi.
TH^LER
Dame! je sis fâché que mon discours vous choque: Chacun parle à sa guise, et qui voudra s'en moque. J'ai pourtant , m'est avis , plus d'esprit que vous tous.
CRISÉIS.
Excusez si je prends cet air libre avec vous.
THiLER.
Tu prétends donc apprendre à parler à ton père?
CRISÉIS.
Je ne dis pas cela pour vous mettre en colère.
Morgue , cela m'y met. Écoute , vois-tu bian , Dame ! on n'est pas un sot , quoiqu'on ne sache rian. Parce que te voilà de bout en bout dorée, !Ne va pas envers moi faire la mijaurée.
CRISÉIS.
Je sais trop...
THALER
Je prétends qu'on me respecte, moi.
CRISÉIS.
Je ne manquerai point à ce que je vous doi.