‹ ŒuvresChapitre 7 sur 134 · MÉDIATION · texte numérisé non relu

MÉDIATION

rath qu'il le amoliast de sa fureur à la fin que il voulsist descendre à amiable composition l des seigneurs de France qu'il tenoit en ses prisons, par quoy ils euissent courtoise yssue et délivrance, il serviroit bien à gré le roy de France et le duc de Bourgoingne et les Franchois. De quoy le roy de Cyppre, pour euls complaire sans luy espargnier, fist faire et ouvrer une nef de fin or, 2 moult noble et moult riche, et estoit bien du pris et valleur de vingt mille ducas, laquelle il envoia en présent à l'Amourath-Bacquin par ses chevalliers, et estoit la ditte nef tant belle, tant riche et si bien ouvrée que grant plaisance estoit à la regarder, et la rechupt et recueilla le dit roy Basaach en grant gré, et remanda au roy de Cyppre qu'il la luy feroit revalloir au double en amour et en courtoisie, et ainsi le rapportèrent les chevalliers qui le présent avoient fait , au roy 3 leur seigneur. Et tout ce fut tantost sceu en France devers le roy de France et le duc de Bourgoingne par autres marchans qui en rescripvirent à sire Dinde Responde 4 à la fin qu'il en fuist 5 renommé devers le roy et le duc de Bourgoingne et les seigneurs. Et bien avoit cause ce roy Jacques du faire, car il se tenoit en doubte 6 trop grandement du roy de France et des royaulx , pour la cause de ce qu'il fist occire et murdrir de nuyt son frère le vaillant roy Pierre 7 qui tant greva les Sarrazins, et qui prist Sathalie et Alexandrie ; et le doubtoient plus les Turs et les Sarrazins que nuls roys, ne empereours crestiens, pour les grandes et vaillans emprinses qui ou dit roy estoient. Et quoyque Jaques euist ainsi fait et que au faire il euist esté présent, trop grandement il s'en repentoit, et s'en tenoit à

4 Ettraitié. — 2 Belle et. — 'Jacques. — 4 Et le roy de Cjpre l'avoit ordonné de faire signifier au dit Digne Raponde. — 5 Nommé et. — 'Et suspect. — 7 D'Aragon.

Page 1