LE COMTE DE NORTHUMBERLAND EST BANNI
« corrigier, soit de prison ou ! autrement 2 » Le roy respondi ad ce et dist : « Vous parlés bien. Ainsi sera fait. »
Le conte de Northombrelande et son fils eulrent de bons amis en celle chevauchie, par lesquels une partie des secrets consauls du roy leur furent révélés et si nottoirement dit que ilsn'avoient que faire de venir en ceste chevauchie, ne en la présence du roy ; car, se ils y venoient, ils y recepveroient grant blasme et dommage, et que le roy estoit 3 dur 4 infourmé sur eulx. Et quant ces nouvelles leur furent venues, ils se retardèrent de venir ou service du roy et à bonne cause ; car le roy estoit tellement 5 mené par son conseil 6, que, se ils fuissent venus, ils estoient en péril de leurs vies.
Quant ceulx du conseil du roy veirent que le conte de Northombrelande et 7 son fils ne venoient point, si dirent au roy : « Sire, regardés se nous vous infourmons de vérité. « Le conte de Northombrelande et son fils ne vous daignent « venir servir, ne point ne vendront pour mandement que « vous fachiés, et si les mandés ; vous verres bien se nous « vous disons vérité. » Le roy respondy : « Je le feray. »
Lors furent lettres escriptes et séellées et envoyées par messages notables devers le conte de Northombrelande et messire Henry de Persy son fils, et estoit contenu en ces lettres que tantost et sans délay, ces lettres veues, ils venissent et feissent leur devoir ainsi que tenus estoient du faire. Tant exploitta le message qui envoie fut en Northombrelande, qu'il arriva à. Anwuich ung très-bel chastel du conte séant sur la frontière d'Escoce. Le message du roy se acquitta de bien faire ce dont il estoit chargié. Le conte lisi les lettres tout au long, et puis les monstra à son fils. Ils
•-• Par aultre forme. — 3-* Durement. — B"6 Conseillé, — 7 Messire ; Henri de Persy.