‹ ŒuvresChapitre 229 sur 279 · DE MILORD EDOUARD A L AMANT DE JULIE · texte numérisé non relu

DE MILORD EDOUARD A L AMANT DE JULIE

Javois acquis des droits sur ton cœur; tum'étois nécessaire, etj'étois prêta t aller joindre. Que t importent mes droits, mes besoins, mon empressement? Je suis oublié de toi ; tu ne daignes plus mécrire. J'apprends ta vie solitaire et farouche; je pénétre tes desseins secrets. Tu t'ennuies de vivre.

Meurs donc, jeune insensé ; meurs , homme à-la-fois féroce et lâche : mais sache , en mourant , que tu laisses dans lame d'un honnête homme à qui tu fus cher la douleur de n avoir servi qu'un ingrat.

LETTRE IX

RÉPONSE

Venez, milord : je crovois ne pouvoir plus goûter de plaisir sur la terre; mais nous nous révérions. Il n est pas vrai que vous puissiez me confondre avec les ingrats; votre cœur n est pas fait pour en trouver, ni le mien pour 1 être.

46o LA NOUVELLE HÉLOÏSE.

BILLET

DE JULIE

Il est temps de renoncer aux erreurs de la jeunesse et d'abandonner un trompeur espoir : je ne serai jamais à vous. Rendez-moi donc la liberté que je vous ai engagée et dont mon père veut disposer, ou mettez le comble à mes malheurs par un refus qui nous perdra tous deux sans vous être d'aucun usage.

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