A M. LAUS DE BOISSY
En lui envoyant un exemplaire de sa première lettre à M. de Condorcet sur la mort de madame Geoffrin.
J'ai l'honneur de vous envoyer la petite lettre que vous me demandez d'une manière si obligeante. Il est nécessaire que vous sachiez , pour l'intelligence de la dernière page , ce qui n'est ignoré d'aucun des amis de madame Geoffrin , que madame de La Ferté-Imbaulty sa fille, sotte créature, et dévote politique , m'a fait fermer la porte de sa mère un an avant sa mort, pour faire sa cour aux fanatiques ; au grand regret de cette malheureuse femme, qui me désirait, et n'osait se plaindre d'en être privée ».
Je souhaite , monsieur , que cet épanchement de mon cœur obtienne l'indulgence du vôtre, dont il a besoin. La lettre honnête que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire m'est garant de cette indulgence.
J'ai l'honneur, etc.