‹ Œuvres; (volume 2)Chapitre 131 sur 493 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ACHILLE , CLYTEMNESTRE, IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORIS, iEGINE.

ACHILLE

Princesse, mon bonheur ne dépend que de vous. Votre père à l'autel vous destine un époux : Venez y recevoir un cœur qui vous adore.

IPHIGÉNIE

Seigneur, il n'est pas temps que nous partions encore.

La Reine permettra que j'ose demander 8 55

Un gage à votre amour, qu'il me doit accorder.

Je viens vous présenter une jeune princesse.

Le ciel a sur son front imprimé sa noblesse.

De larmes tous les jours ses yeux sont arrosés ;

Vous savez ses malheurs, vous les avez causés. 86o

Moi-même (où m'emportoit une aveugle colère ?)

ï'ai tantôt, sans respect, affligé sa misère.

Que ne puis-je aussi bien, par d'utiles secours,

Réparer promptement mes injustes discours ?

Je lui prête ma voix, je ne puis davantage. 865

Vous seul pouvez, Seigneur, détruire votre ouvrage.

Elle est votre captive ; et ses fers que je plains,

Quand vous l'ordonnerez, tomberont de ses mains.

Commencez donc par là cette heureuse journée.

comme dans celle de 1702. Mais le sens ne permet pas d'adopter cette ponctuation; la nôtre est celle des trois premières éditions (1675-87).

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