ACTE III, SCÈNE VII. ao
Il entendra gémir une mère oppressée ; Et que ne pourra point m'inspirer la pensée 1070 De prévenir les pleurs que vous verseriez tous , D'arrêter vos transports , et de vivre pour vous?
ACHILLE
Enfin vous le voulez. Il faut donc vous complaire. '
Donnez-lui l'une et l'autre un conseil salutaire. Rappelez sa raison , persuadez-le bien , 1075 Pour vous , pour mon repos , et surtout pour le sien 1 . Je perds trop de moments en des discours frivoles : Il faut des actions, et non pas des paroles.
(A Clytemnestre.)
Madame , à vous servir je vais tout disposer. Dans votre appartement allez vous reposer. 1080 Votre fille vivra, je puis vous le prédire. Croyez du moins , croyez que tant que je respire , k*. '.
Les Dieux auront en vain ordonné son trépas. Cet oracle est plus sûr que celui de Calchas.
1. Dans Euripide, c'est Achille qui de lui-même, sans que cette prudente conduite lui soit suggérée par Iphigénie, donne le conseil de ne point recourir à son intervention, avant d'avoir essayé de persuader Agamemnon. Il dit à Clytemnestre :
Ueiôu/JLsv ca>6iç Tzccrspx fiéXriov fpovslv.... 'IxeTSi/ exsîvov ivpûToc, /xrç xravetv rs'xva • *Av <?' àvTtêai'vv?, T:pàq èfxé aoi "KopsvTsov. Et yùp ro xpyÇov Itti^st', où Toùpàv xpsùv Xeapsvj' è'xei. ykp toûxo t^v awTvjptav.
« Tâchons encore de ramener le père à de plus sages résolutions Suppliele d'abord de ne pas être le meurtrier de son enfant. S'il résiste, c'est alors qu'il faut venir à moi. Mais s'il cède à vos conseils salutaires, je dois m'abstenir; votre salut est alors assuré sans mon secours. » (Vers 1001-1008.)
FIN DU TROISIÈME ACTE
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IPHIGÉNIE