‹ Œuvres; (volume 2)Chapitre 493 sur 493 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

JOAD

Par cette fia terrible, et due à ses forfaits, Apprenez, roi des Juifs , et n'oubliez jamais Que les rois dans le ciel ont un juge sévère, 1 8 1 5

L'innocence un vengeur, et l'orphelin un père *.

I. On peut remarquer, sinon comme une preuve certaine d'imitation, au moins comme un rapprochement singulier, que ces quatre vers qui résument si bien tout l'esprit de la pièce, et en tirent une grande leçon, répondent assez aux sentences religieuses par lesquelles se termine aussi la tragédie d'Ion. C'est le Chœur qui parle ainsi :

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a. O Apollon, fils de Jupiter et de Latone, adieu : celui dont la maison est livrée aux orages du malheur, doit prendre confiance, s'il observe la piété envers les Dieux; car à la fin les bons obtiennent les grâces qu'ils ont méritées, et jamais les méchants, telle est leur nature, ne sauraient être heureux. » (Vers 1619-1622.)

Voltaire, qui a fait aux vers d'Athalie plusieurs emprunts peu déguisés, que nous n'avons pas cru utile de signaler tous, finit par cette imitation de Racine la tragédie de S émir amis :

Par ce terrible exemple, apprenez tous du moins Que les crimes secrets ont les Dieux pour témoins; Plus le coupable est grand, plus grand est le supplice. Rois, tremblez sur le trône, et craignez leur justice.

FIN DU CINQUIÈME ET DERNIER ACTE

J. Racine, iij

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