Dans la même édirion
Il dit tout Las cette parole.
t3o SECOND APPENDICE
Mon gardien, à la barl)e grise',
Me dit avec des mots pressants :
« Il faut condamner sans remise io5
Jansénius en son vrai sens.
— Il faut donc, dis-je, qu'on le nomme.
— Non, non, repartit ce bon homme, N'attendez pas de moi de savoir ce que c'est;
Je ne suis pas si téméraire iio
Que d'entreprendre ici de faire Ce que le pape n'a pas fait. »
Un novice tout neuf et qui ne fait que naître, Dit au Révérend Père maître :
« Enfin, Dieu merci, j'ai signé, ii5
Et je tiens pour très-infaillible Que ce Jansénius horrible Est un hérétique obstiné.
Ah ! Dieu ! qu'il est plein de malice !
Je réponds qu'il n'y manque rien 120
Du mensonge et de l'artifice; Croyez que je le connois bien.
— Vous savez doue, lui dit le Père, Que cet évêque étoit faux frère....
— Évêque! reprit à grands cris I25 Le petit novice entrepris.
f'vêque! reprit-il encore.
Ah! Père, que je suis surpris!
Je le crovois ou turc ou more. »
Un vieux Père, tenant une vieille chronique, i3o
Me dit en s'approchant de moi :
« A otie profession de foi.
Signez. Jansénius est un franc hérétique.
— Mais, dis-je, je ne l'ai point lu.
— Il n'est pas question de lire, i35 Dit le Père tout résolu :
Il n'est question que d'écrire. »
Dans moi-même j'ai bien souffert; Mais pourtant il l'a fallu faire :