‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 137 sur 306 · POUR UNE ÉDITION DES DEUX LETTRES A L'AUTEUR DES IMAGINAIRES, ETC · texte numérisé non relu

POUR UNE ÉDITION DES DEUX LETTRES A L'AUTEUR DES IMAGINAIRES, ETC

Je ue crois pas faire un grand présent au public en lui donnant ces deux lettres. Il en a vu une il y a un an, et je lui aurois abandonné l'autre bientôt après, si quelques considérations ne m'avoient obligé de la retenir. Je n'avois point prétendu m'engager dans une longue querelle, en prenant l'intérêt de la comédie. Mou dessein étoit seulement d'avertir l'auteur des Imaginaires d'être un peu plus résers é à prononcer contre plusieurs personnes innocentes. Je crus qu'un homme qui se mêloit dérailler tant de monde, étoit obligé d'entendre raillerie, et j'eus regret de la liberté que j'avois prise, dès qu'on m'eut dit qu'il prenoit l'affaire sérieusement.

Ce n'est pas que je crusse que son ressentiment dût aller bien loin^. J'avois vu ma lettre entre les mains de quelques gens de sa connoissance, qui en avoient ri comme les autres, mais qui l'avoient regardée comme une bagatelle qui ne pouvoit nuire à personne ; et Dieu sait si j'en avois eu la moindre pensée. Je sa vois que le Port-Royal * n'avoit pas accoutumé de répondre à tout le monde. Ils se vantoient assez souvent de n'avoir jamais

I . Nous donnons le texte de cette préface de Racine d'après l'autographe appartenant à la Bibliothèque impériale (fonds français 1 2887, f. 104 et io5).

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