La plus savante. » [i''^ leçon
DISCOURS ACADÉMIQUES. 35i
neurs; elle applaudissoit à vos célèbres actions * ; mais, Monsieur, depuis qu'elle vous a vu monter en chaire*, qu'elle vous a entendu prêcher les vérités de l'Évangile, non-seulement avec toute la force de l'éloquence, mais même ^ avec toute la justesse et toute la politesse* de notre langue, alors l'Académie " ne s'est plus contentée de vous admirer, elle a jugé que vous lui étiez nécessaire. Elle vous a choisi, elle vous a nommé pour remplir la première place qu elle a pu donner. Oui, Monsieur, elle vous a choisi ; car, nous voulons bien qu'on le sache, ce n'est point la brigue, ce ne sont point les sollicitations qui ouvrent les portes de l'Académie : elle va elle-même au-devant du mérite, elle lui épargne l'embarras de se venir offrir; elle cheiche les sujets qui lui sont propres. Et qui pouvoit lui être plus propre que vous ^ ? Qui pouvoit mieux nous seconder dans le dessein que nous nous sommes tous proposé de travailler à immortaliser les grandes actions' de notre auguste protecteur? Qui pouvoit mieux* nous aider à célébrer ce prodigieux nombre d'exploits dont la grandeur^ nous accable pour ainsi dire, et nous met dans l'impuissance de les exprimer?