‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 272 sur 306 · La créance antérieure. » (^Edition de · texte numérisé non relu

La créance antérieure. » (^Edition de

fi. Racine avait d'abord écrit : « elles le conjuroient. » Mais il n'a pas continué la phrase dan 's le sens qu'il avait d'abord en vue.

ce sens , pourvu qu'il eût la bonté de leur marquer qu'il n'avoit point (Vautre intention ([ue celle-là.

Cette requête fut fort embarrassante pour TArchevèque, qui en effet ne tenoit pas* toujours un lan<,fage fort uniforme sur la signature , disant aux uns qu'il en falloit croire la décision du Pape, et aux autres, qu'il savoit bien que TEglise n'avoit jamais exigé la décision des faits non révélés. Il y eut même quelques-unes des Religieuses de Paris qui ne s'engagèrent à signer que parce qu'il leur déclara qu'il leur permettoit de demeurer dans leur doute , et qu'il ne leur demandoit leur souscription que comme une marque de la déférence et du respect qu'elles avoient pour l'autorité de leur supérieur. L'Archevêque, dans cet embarras, crut devoir prendre le parti" de ne point répondre à cette requête, et il fit semblant qu'il ne lavoit pas reçue. IMais les Religieuses des Champs n'en demeurèrent pas là; et ne pouvant supporter sans une extrême peine d'être privées des sacrements , surtout à la fête de Noël qui étoit proche , elles lui écrivirent lettre sur lettre ', pour le conjurer de les mettre en état de lui obéir. Enfin il leur écrivit*; mais au lieu de leur donner l'explication qu'elles lui demandoient, il se contenta de leur reprocher en termes généraux leur orgueil et leur opiniâtreté , les traitant de demi-savantes qui avoient l'insolence de demander à leur archevêque des explications sur des choses si faciles à entendre , et qu'elles entendoient aussi bien que lui.

1. Dans l'éclition de 17(17 : « CeUe requrteétoiî fort embarrassante pour l'Arclievique, qui, dans le fond, ne tenoit pas, etc. »

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