‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 302 sur 306 · juin · texte numérisé non relu

juin

6. Dans le brouillon n° 2 : « du silence et de la soumission. »

7. Dans le même brouillon : « de le faire aussi confirmer en cour de Rome. » — A cet alinéa, qui commence aux mots : « L'arrêt poftoit, M et finit à ceux-ci : « de le faire approuver à Rome, » rien ne correspond dans le brouillon n» i .

8. Ce passage est ainsi rédigé dans le brouillon n° x : c La maison de Paris ayant été maintenue depuis ce temps-là dans la liberté de recevoir des novices et des pensionnaires, si leurs biens, au lieu d'augmenter considérablement, comme ils auroient dû faire, ont dépéri, à qui peuvent [-elles] s'en prendre (i/j avait d'abord : « elles ne doivent s'en prendre ») qu'à elles-mêmes et aux excessives dépenses qu'elles firent d'abord en de grands bâtiments qui leur étoient absolument inutiles ? » Dans le brouillon n» 3 : « Depuis ce temps-là, les Religieuses de Paris ayant toujours été maintenues

6ïi .^JExMOIRE POUR LES RELIGIËLSES

Il n'en est pas de même des Religieuses des Clianips. 11 y a dix-sept ans qu on leur donna ordre de renvoyer leurs novices et leurs pensionnaires, et qu'on leur fit défense de recevoir des novices, jusqu'à ce qu'elles fussent réduites à cinquante professes du chœur. Ainsi, leur communauté n'ayant reçu aucun nouveau secoui's depuis ce temps-là, il n'est pas étrange que leurs revenus soient diminués, comme ils le sont en effet, d'autant plus qu'il leur a fallu emprunter plus de quarante mille livres pour les seuls amortissements qu'elles ont été obligées de payer '.

dans la liberté de recevoir des pensionnaires et des novices, si leurs revenus, au lieu d'augmenter considérablement, comme ils auroient dû faire, sont dépéris, à qui peuvent-elles s'en prendre qu'à ellesmêmes, et surtout aux excessives dépenses qu'elles firent d'abord à construire de grands bâtiments qui leur étoient inutiles? »

I. Dans le brouillon n° i, immédiatement après a qui leur étoient inutiles » (voyez la fin de la note précédente) : « II y a dix-huit ans que les Religieuses des Champs eurent ordre de renvoyer leurs pensionnaires et leurs novices; et leur communauté ne s'étant point renouvelée depuis ce temps-là, on peut juger que leurs revenus n'ont pas été aussi en état d'augmenter. Ils se trouvent, au contraire, diminués de plus du tiers, les fonds de terre, en quoi consiste leur principal revenu, étant fort diminués, comme chacun sait, et d'ailleurs ayant été obligées d'emprunter pour les amortissements pins de cinquante mille livres. » Après les mots ; a de plus du tiers, » la phrase finissait d'abord ainsi : et à cause principalement des grandes son) mes qu'il leur a fallu emprunter pour l'amortissement, dont elles ont payé plus de cinquante mille livres. » — Voici le passage correspondant dans le brouillon n° 3 : a Celles des Champs, au contraire, ayant eu ordre, il y a dix-huit ans 1679), de renvoyer leurs pensionnaires et leurs novices, et leur communauté ne s'étant point renouvelée pendant un si long temps {cF abord: n depuis ce tempslà »), il n'est pas étonnant que leurs revenus soient diminués, comme ils le sont en effet, de plus d'un tiers, d'autant plus qu'elles ont été obligées d'emprunter plus de cinquante raille francs, qu'il a fallu qu'elles payassent au Roi pour les droits d'amortissements [sic). » Après a de plus d'un tiers , » il y avait d'abord : a ce qu'on doit principalement imputer aux grandes sommes qu'elles ont été obli-

Quoi qu'il eu soit, il est aisé de justifier qu'en déduisant les charges à quoi elles sont tenues, leur revenu ne monte pas présentement à plus de neuf mille cinq cents livres, sans y comprendre deux fermes qu'elles font valoir par leurs mains, et qui coûtent autant que le produit qui en revient, à cause de la mauvaise qualité* des terres.

Sur cette somme il faut qu'elles vivent , et elles sont encore quarante Religieuses du chœur et quatorze converses ; il leur faut de plus nourrir et entretenir quantité de filles qu'elles sont obligées de prendre pour leur aider à faire les ouvrages nécessaires de la maison ". Comme elles sont la plupart âgées et infirmes, elles ne peuvent

gées d'emprunter pour les droits d'amortissement , dont elles ont payé près de cinquante mille francs. »

1. Au lieu de : « la mauvaise qualité, » il y avait d'abord : « la méchanceté. »

2. Au lieu de ce passage commençant aux mots : « Quoi qu'il en soit, » et finissant par ceux-ci : «c de la maison, s on lit ce qui suit dans le brouillon n" i, qui ne va pas au delà : ce Voici en abrégé l'état au juste du bien qui leur reste :

En fonds de terre 5 700

En rentes 5 298

En pensions de Religieuses 4 7°°

Total i5 698

Sur quoi elles doivent , tant pour arrérages de dettes que pour pensions dont elles sont chargées, la somme de six mille cent livres (S 100 •*

Partant, il leur reste en tout 9 598 "^

{Racine a écrit par erreur 9498".) Elles sont encore au nombre de quarante Religieuses de chœur et d'environ vingt converses, sans compter quantité de servantes qu'elles ont été obligées de prendre pour les servir, et auxquelles elles payent des gages, le grand âge et les infirmités de ces pauvres Religieuses les mettant hors d'état de faire elles-mêmes, comme autrefois, les ouvrages de la maison. >

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