‹ Œuvres;Chapitre 219 sur 422 · Voyez ci-dessus, p. 282, note i · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. 282, note i

La mère de Néron se déclare pour nous. Rome, de sa conduite elle-même offensée....

JUNIE

Ah! Seigneur, vous parlez contre votre pensée. Vous-même, vous m'avez avoué mille fois 7^5 Que Rome le louoit d'une commune voix ; Toujours à sa vertu vous rendiez quelque hommage. Sans doute la douleur vous dicte ce langage.

BRITANNICUS

Ce discours me surprend, il le faut avouer.

Je ne vous cherchois pas pour l'entendre louer. 730

Quoi ? pour vous confier la douleur qui m'accable,

A peine je dérobe un moment favorable.

Et ce moment si cher, Madame, est consumé

A louer Fennemi dont je suis opprimé?

Qui vous rend à vous-même, en un jour, si contraire ?

Quoi? même vos regards ont appris à se taire*?

Que vois- je ? Vous craignez de rencontrer mes yeux?

Néron vous plairoit-il? Vous serois-je odieux ?

Ah ! si je le croyois Au nom des Dieux, Madame,

Eclaircissez le trouble où vous jetez mon âme. 740 Parlez. Ne suis-je plus dans votre souvenir?

JUNIE

Retirez-vous, Seigneur, FEmpereur va venir.

Après ce coup, Narcisse, à qui dois-je m'attendre^?

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