Quidquid eversae potest
Superesse Trojse, maneat, Exactum satis Pœnarum et ultra est
[Troyennes de Sénèque, vers 286-288.)
2. « Ulysse.... jeta Astyanax en bas des murailles. (Servius in Enéide ^HhAïl, V. 489.) D'autres disent que ce fut Ménélas qui fit cette exécution. [Idem in
jEneide^ lib. II, v. 457-) D'autres l'attribuent à Pyrrhus tout seul (Pausa-
nias, lib. X.) Quoi qu'il en soit, les poètes et les faiseurs de romans ont bien su le ressusciter, ou plutôt le faire échapper de la main des Grecs. » [Dictionnaire de Bayle, au mot Astyanax.) Les poètes auraient pu répondre qu'ils avaient trouvé le fondement de leurs fables dans les, Antiquités romaines deDenysd'Halicarnasse , où il est dit qu'Ascagne ramena à Troie Seamandrius (qui est le même qu' Astyanax) et les autres Hectorides que Néoptolème avait laissés sortir de Grèce. (Livre I, chapitre xlvii.) Il y a aussi dans Strabon (livre XIII), à propos de la ville de Scepsis, un passage qui suppose que Seamandrius, fils d'Hector, ne fut pas immolé par les Grecs et devint l'ami et le compagnon d'Ascagne. Cependant Racine, dans sa seconde préface, n'allègue pas ces anciennes autorités, mais se contente de rappeler que l'exemple de la liberté qu'il a prise avait déjà été donné par Ronsard et par nos vieilles chroniques.
Hector en profita * , Seigneur ; et quelque jour 235 Son fils en pourroit bien profiter à son tour.
ORESTE
Ainsi la Grèce en vous trouve un enfant rebelle ?
PYRRHUS
Et je n'ai donc vaincu que pour dépendre d'elle?
ORESTE
Hermione, Seigneur, arrêtera vos coups :
Ses yeux s'opposeront entre son père et vous. 240
PYRRHUS
Hermione, Seigneur, peut m'être toujours chère; Je puis l'aimer, sans être esclave de son père ; Et je saurai peut-être accorder quelque jour ^ Les soins de ma grandeur et ceux de mon amour. Vous pouvez cependant voir la fille d'Hélène : 245 Du sang qui vous unit je sais l'étroite chaîne Après cela, Seigneur, je ne vous retiens plus , Et vous pourrez aux Grecs annoncer mon refus.