‹ Œuvres;Chapitre 314 sur 422 · Far. Allons, il faut partir. Continuons, Arsace · texte numérisé non relu

Far. Allons, il faut partir. Continuons, Arsace

BÉRÉNICE

Je me verrai puni parce qu'il est coupable ?

Avec quelle injustice et quelle indignité

Elle cloute à mes yeux de ma sincérité î

Titus l'aime, dit-elle, et moi je Tai trahie. 935

L'ingrate ! m'accuser de cette perfidie !

Et dans quel temps encor? Dans le moment fatal

Que j'étale à ses yeux les pleurs de mon rival;

Que pour la consoler, je le faisois paraître

Amoureux et constant, plus qu'il ne l'est peut-être. 940

ARSACE

Et de quel soin, Seigneur, vous allez-vous troubler? Laissez à ce torrent le temps de s'écouler. Dans huit jours, dans un mois, n'importe, il faut qu'il Demeurez seulement. [passe.

ANÏIOCHUS,

Non, je la quitte, Arsace.

Je sens qu'à sa douleur je pourrois compatir : 945 Ma gloire , mon repos , tout m'excite à partir. Allons ; et de si loin évitons la cruelle , Que de longtemps, Arsace, on ne nous parle d'elle. Toutefois il nous reste encore assez de jour : Je vais dans mon palais attendre ton retour. 960 Ya voir si la douleur^ ne l'a point trop saisie. Cours ; et partons du moins assurés de sa vie.

I. Les éditeurs modernes (la Harpe, Geoffroy, M. Aimé-Maïtin) ont remplacé « la douleur » par « sa douleur, » J

FIN DO TROISIÈME ACTE

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