‹ Œuvres;Chapitre 329 sur 422 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ANTIOCHUS, ARSACE

ANT. Arsace, que dis-tu de toute ma conduite? Rien ne pouvoit tantôt s'opposer à ma fuite. Bérénice, et Titus offensoient mes regards : Je partois pour jamais. Voilà comme je pars. Je rentre, et dans les pleurs je retrouve la Reine. J'oublie en même temps ma vengeance et sa haine ; Je m'attendris aux pleurs qu'un rival fait couler ; ""—-Moi-même à son secours je le viens appeler; Et si sa diligence eût secondé mon zèle, J'allois, victorieux, le conduire auprès d'elle. Malheureux que je suis ! avec quelle chaleur J'ai travaillé [a) sans cesse à mon propre malheur ! C'en est trop. De Titus porte-lui les promesses, Arsace. Je rougis de toutes mes foiblesses. Désespéré, confus, à moi-même odieux.

Laisse-moi : je me veux cacher même à tes yeux. (1671)

(a) Les éditions modernes (celles de 1807, de 1808 et de M. Aimé-Martin) ont, en rapportant cette variante, changé: j'ai travaillé, en : e travaille.

FIN DU QUATRIÈME ACTE

liÉRÉNICK.

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